Pose d'un dallage extérieur

Préambule

Il est toujours nécessaire de dessiner un plan de pose détaillé pour les dalles et même de dresser un calepin d'appareillage.
Au niveau de la liaison avec les rives, il faut éviter de couper des dalles, opération toujours délicate.
On assure un terrain préalablement dressé avec un encaissant bien exécuté sur fond pilonné. Le support doit présenter des qualités impeccables de stabilité, planéité et de propreté. Les épaisseurs comparées de la fondation, du lit de pose et du dallage dépendent à la fois de la nature du matériau et de la destination de l'endroit, soumis à un trafic léger, aux seuls piétons, aux transports en commun, à des véhicules lourds mais occasionnels (voir aussi Norme NF EN 10601).
Pour les dalles de 2 et 3 cm d'épaisseur, la pose se fera à plein bain de mortier sur sable stabilisé bien compacté.

Ce type de pose est peu utilisé et ne convient que pour des usages légers (circulation faible, piétonnier,...).
En outre, le drainage de l'eau est moins rapide avec tous les risques que cela comporte au niveau de la formation du verglas. Ce type de pose soumet également les pavés à des contraintes hydriques plus importantes qui peuvent déboucher sur des dégradations plus rapides.

Le lit de pose est constitué de mortier de ciment ou de mortier bâtard à raison de 300 kg/m3. Le ciment sera exempt de sels alcalins pouvant provoquer l'apparition d'efflorescences. le sable (type 0/4) doit être propre, le refus à 63 micromètres ne doit pas excéder 15%. La pose sur mortier exige que les pavés soient solidaires du support et ce pour garantir la pérennité de l'ouvrage. Pour des surfaces de plus de 40 m2, il est conseillé de prévoir un joint de dilatation sur toute l'épaisseur (revêtement et support).

Le mortier, dressé à la règle, ne doit pas être compacté avant la pose, la zone déjà réalisée sera protégée de la circulation pendant 24h et de toute charge lourde pendant 7 jours au moins après la pose.

Les joints (10 à 15 mm de largeur) seront réalisés 24h minimum après la pose des pavés. Composé d'un mortier gras (300 Kg/m3 de ciment et/ou de chaux), le joint doit remplir complètement l'espace prévu. Selon la topographie, on peut réaliser des joints concaves pour faciliter l'évacuation des eaux de ruissellement.

Pour les dalles de 5 cm et 8 cm il y a différentes techniques de pose possibles. Les dalles peuvent être posées sur sable ou sur sable stabilisé ou à plein bain de mortier. L'attitude de l'ouvrier est tout à fait différente. Pour une pose sur sable il se tient sur la zone déjà mise en ouvre, en quelque sorte face au chantier. Sur une fondation de sable stabilisé de 15 cm, on épand une couche sable ou de sable stabilisé, dont l'épaisseur finale, après pose, sera de +/- 3 cm sur la quelle on pose les dalles. Celles-ci seront appuyées par l'ensemble de leur surface inférieure, mais elles devront seules résister aux charges induites par le trafic. Il est indispensable que le lit de pose soit aussi uniforme que possible, en qualité, en épaisseur et en planéité. Il doit être nivelé à la règle et non compacté. Sur un mortier, la pose se fait à la bande, c'est-à-dire que l'ouvrier est face au travail déjà réalisé. Le mortier qui est malaxé et approvisionné au fur et à mesure de l'avancement du chantier, est étendu en une couche d'à peu près 3 cm d'épaisseur sur la fondation. On y ajoute éventuellement un adjuvant pour améliorer l'adhérence aux dalles. Il est important de prévoir des joints de dilatation à intervalle régulier. Ces joints, d'une largeur de +/- 1 cm et creusés sur toute l'épaisseur du revêtement et des couches de pose qui lui sont solidaires, sont garnis de produit compressible comme du bitume.

Les joints entre les dalles, qui auront de 3 à 5 mm de largeur ou plus selon le format du dallage, sont garnis avec le même type de matériau que celui utilisé pour le lit de pose. Ils sont ensuite dégarnis sur environ 3 cm d'épaisseur par fichage à l'eau. Ils sont alors remplis soit de sable, soit de sable stabilisé, qui n'est pas compatible avec une pose au mortier, s'effectue à refus par balayage, suivi d'un compactage et d'un bourrage, et enfin d'un balayage pour enlever l'excédent. Le mortier de rejointoiement peut être de différent type, par exemple « mortier bâtard » ou avec adjuvant si nécessaire. Ce mortier de rejointoiement est préparé et amené progressivement à mesure de l'avancement du chantier. Il est poussé dans les joints qui sont achevés à l'éponge ou lissés à la truelle, ou tirés au fer ou simplement balayés. Un nettoyage immédiat et efficace de la surface est indispensable pour éviter tout voile ou dépôt gênant. La pose sur plots peut être réalisée en se conformant aux recommandations relatives aux dimensions et épaisseurs (voir aussi le fournisseur de plots).


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